Une nouvelle démocratie est en train de naître, inventée grâce aux nouvelles technologies ou médias des masses (Internet, blogs, SMS, chats…) par les citoyens du monde. Or ni les médias traditionnels, ni les politiques n’en comprennent vraiment les enjeux...


La révolution numérique n’est pas ce que vous croyez… Ou de l’État-nation à l’entreprise-État

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Article paru dans L'Opinion du 25 mars 2014 
Par Véronique Anger-de Friberg et Patrick de Friberg

Révolution numérique, Révolution digitale, des formules passées dans le langage courant. Mais de quoi parlons-nous précisément ? Quels sont les véritables enjeux ? Qui sont les nouveaux maîtres du monde ? Qui sont les gagnants et les perdants ? Et, surtout, quels sont les impacts de cette Révolution sur chacun de nous, sur nos vies privées et professionnelles ? L’Homme du XXe siècle saura-t-il s’adapter à ce changement d’ère que chacun perçoit sans vraiment le comprendre. Une période de l’histoire de l’Humanité fascinante et effrayante à la fois, dont l’accélération brutale fait perdre les repères. Un tourbillon dans lequel semblent se perdre nos esprits trop cartésiens alors que le monde se complexifie.

Nous vivons une Révolution, un « changement de monde » pour reprendre l’expression de Michel Serres. Oui, le monde tel qu’on l’a connu est en train de disparaître pour laisser la place à un nouveau système de pensée, de valeurs, de pratiques, de relations aux autres, de production de richesses, de rapports de forces, de nouveaux pouvoirs.

D’anciens beatniks devenus maîtres du monde
La fin de notre monde, c’est peut-être la fin d’une forme de civilisation, mais ce n’est pas pour autant la fin du monde… si tant est que ceux qui nous gouvernent parviennent à comprendre les défis à relever pour notre pays, qu’ils s’adaptent sans tarder à un mouvement qui ne pourra plus s’arrêter et encore moins faire machine arrière. En dépit de la résistance des États, qui n’apportent comme réponse que réglementations et taxes supplémentaires. En dépit des craintes des citoyens, qui ne perçoivent pas immédiatement les bénéfices de ce changement de monde censé leur offrir de nouvelles opportunités. Des citoyens à qui l’on vante chaque jour le principe shumpeterien de « destruction créatrice » sans savoir quand, faute de formation suffisante, ils pourront enfin profiter des nouveaux emplois promis dans le secteur du numérique et de la e-economy.

 

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26 mars 2014 dans Actualité | Permalink | Commentaires (0)

Les élites débordées par le numérique

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Article de Laure Belot publié par Le Monde -26 décembre 2013

Septembre 2013. Un bijoutier niçois tue son agresseur et reçoit, en cinq jours, plus d’un million de soutiens sur Facebook. Massif, ce mouvement numérique a laissé l’appareil d’Etat « comme une poule avec un couteau », avoue aujourd’hui un membre d’un cabinet ministériel. « Devant ces nouveaux usages en ligne, ajoute-t-il, nous avons du mal à formuler des réponses. 

Qu’il y ait eu ou non manipulation des chiffres, cette mobilisation hors norme est intéressante, quand on sait qu’un rassemblement en soutien au bijoutier, organisé à Nice le 16 septembre, n’a pas réuni plus de 1 000 personnes. « On a toujours relié manifestation physique et soutien affectif, observe le PDG d’Ipsos, Jean-Marc Lech. Or le numérique entraîne une révolution de l’appréhension sociologique. »
Surtout, ce mouvement sociétal d’un nouveau type révèle que, dans leur grande majorité, les élites tombent de l’armoire numérique et ne soupçonnent pas la lame de fond sociétale qui se forme. L’« homo numericus » avance à toute vitesse. Bien plus vite que les gouvernants, institutions et intellectuels, souvent dépassés.



MOYEN D’EXPRESSION ET DE MANIPULATION



En quinze ans, les classes dirigeantes ont compris qu’Internet a révolutionné la communication : la multiplication des tuyaux permet une diffusion rapide et mondiale de contenus plus ou moins fiables, d’idées mesurées ou radicales. Moyen d’expression et de manipulation, le Web entraîne de nouveaux risques d’atteinte à l’image. D’où, quel que soit l’endroit de la planète, l’apparition de « tweetomanies » (usage compulsif de Twitter) et autres « facebookeries » (création à la chaîne de pages Facebook à visées publicitaires) de certains leaders, partis politiques, entreprises voulant paraître de leur temps.

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6 mars 2014 dans Révoltes pronétaires | Permalink | Commentaires (0)

Pour une nouvelle culture de la société informationnelle

Paru dans "Le Monde Diplomatique" août 1996 de Joël de Rosnay

Téléchargement de "Pour nouvelle culture société informationnelle"

A l'aube du 21 siècle, nos sociétés industrialisées reçoivent de plein fouet le nouveau choc du futur : celui de la société informationnelle. La crise de société qui se manifeste par le ralentissement de la croissance, la montée du chômage et la contestation du leadership traditionnel, traduit en fait la rapidité de la transition que nous vivons entre société industrielle et société informationnelle. Dans cette zone turbulente, entre deux mondes, émerge le pouvoir des groupes face au pouvoir centralisé des élites politiques et industrielles et la diversité des personnes face à l'anonymat des "usagers". Ces tendances et grands courants porteurs, s'ils sont mieux compris, peuvent aider à construire avec lucidité le monde de demain.

La société industrielle traditionnelle est caractérisée par la centralisation des moyens de production, la distribution massive d'objets standardisés, la spécialisation des tâches et leur contrôle hiérarchique. Son modèle structural emprunté à la géométrie ou à la mécanique est la pyramide ou l'engrenage. Tandis que les trois piliers qui fondent le contrat de travail dans l'entreprise sont l'unité de lieu, l'unité de temps et l'unité de fonction. 

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28 mai 2013 dans Revue de blogs | Permalink | Commentaires (0)

Ré-inventer le Monde. "Michel Serres : Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde"

INTERVIEW - Michel Serres, philosophe, historien des sciences et homme de lettres français, décrypte le monde de demain pour le JDD.

Selon Joël de Rosnay : "Michel Serres a mieux compris que de nombreux politiques, sociologues ou même scientifiques, les grands changements du monde et la montée de la NetGen, la génération Internet. On retrouvera dans son interview de fin d'année qui est un modèle d'espérance et de foi en l'homme, des idées très proches de celles que je m'efforce de communiquer à mes lecteurs depuis quelque décennies".

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Téléchargement Jdd Serres

 

3 janvier 2013 dans Révoltes pronétaires | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L’ADN d’Internet est-il modifiable de l’intérieur ?

Internet et la biologie se marient. Ce que j'avais appelé "la biotique" en 1982 s'applique à "l'ADN d'Internet". L'expression de cet ADN peut peut être modulée par un phénomène analogue à celui de l'épigénétique pour les organismes vivants. Une nouvelle discipline est sans doute en train de naître : l'épigénéTICs (par référence aux TICs) ou plus généralement la "diginétique" qui considère l'ensemble des manipulations de l'ADN d'internet par les internautes, les entreprises ou les gouvernements. Des effets déterminants pour l'évolution de nos sociétés dans la civilisation du numérique.

Article de Joël de Rosnay publié dans le Echos.fr le 2/11/12
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Les echos

ADN : Aujourd’hui passées dans le langage courant, ces trois lettres ne désignent plus seulement le programme héréditaire des organismes vivants.

On parle de l’ADN d’une entreprise, d’un organisme public, ou même de l’ADN d’un Etat, pour décrire le patrimoine accumulé, la culture, les programmes nécessaires pour faire fonctionner une organisation, le réservoir de mutations favorisant l’innovation et le développement. Dans cette logique, il est naturel d’imaginer que l’écosystème informationnel que représente Internet, possède également son ADN dont la forme s’est complexifiée par suite des interventions individuelles et massives des internautes. On peut se représenter un ADN constitué de bits et d’octets, mais aussi de liens et de sites web, de routeurs et de hubs.

L’analogie entre le « cerveau planétaire » d’Internet et le cerveau humain, dans son évolution, sa structuration, son fonctionnement a été faite par plusieurs auteurs au cours des 30 dernières années , mais c’est la première fois qu’un Institut de recherche, le Global Brain Institute, consacre l’ensemble de ses missions et de ses programmes à des recherches internationales sur l’intelligence répartie émergeant d’un réseau planétaire de personnes et de machines. C’est à l’occasion d’un séminaire rassemblant le 7 décembre à Bruxelles des chercheurs de plusieurs pays - informaticiens, sociologiques, neurobiologistes -, que je proposerai la thèse d’une « épigénétique d’Internet ».

L’épigénétique appliquée à l’ADN d’Internet

L’objet de cet article est de tenter de répondre à cette question: l’ADN d’Internet est-il modifiable de l’intérieur ? Ou existe-t-il une épigénétique d’Internet ? En d’autres termes, est-il possible que les internautes ou les entreprises (séparément ou ensemble) réussissent à imposer une multi gouvernance

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3 novembre 2012 dans Actualité | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'électronique ambiante : un danger pour la civilisation du numérique ?

Cliquer ici : Conférence prononcée dans le cadre du Forum Vivagora à l'Assemblée Nationale le 27 mai 2011 : "Entre désirs et déchets, jusqu'où irons nous avec l'électronique ambiante ?" (vidéo de 18 minutes)

2 novembre 2011 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Internet, écologie, biotechnologies : vers l'écosociété ? Voici "Notes de voyage en écosocialisme", conclusion du livre "Le Macroscope", Seuil 1975


Notes de voyage en écosocialisme

12 Août -15 Octobre, 8 A.C. - (Après la Crise des Économies mondiales)

 

Extrait du dernier chapitre intitulé « Scénarios pour un Monde,  du livre « Le Macroscope », de Joël de Rosnay, Editions du Seuil, 1975

 

- Ecosocialisme, écosociété, écocitoyen, écommunications, écosanté, écoparlement… Il ne s’agit pas d’un nouvel « écoculte » !... Le préfixe « éco » symbolise ici la relation étroite entre l’économie et l’écologie ; et met l’accent sur les relations entre les hommes et ce qu’ils appellent leur « maison », l’écosphère.

 - Lors du premier référendum « électronique » organisé sur terminaux individuels, les écocitoyens ont préféré à tout hymne national une citation de Dennis Meadows (universitaire américain qui, en 1971, avait attiré l’attention sur la nécessité des limites de la croissance).

           « Après deux siècles de croissance, nous nous retrouvons avec des sciences naturelles et sociales grevées de partis pris et de taches aveugles. Il n’y a pas actuellement de théorie économique d’une société fondée sur la technologie où les taux d’intérêt se ramènent à zéro, où le capital productif ne tende pas à l’accumulation, et où le principal souci soit celui de l’égalité, plutôt que de la croissance. Il n’y a pas de sociologie de l’équilibre qui s’intéresse aux problèmes sociaux d’une population stabilisée, où les hommes et les femmes d’un certain âge soient en majorité. Il n’y a pas de science politique de l’équilibre capable de nous éclairer sur les moyens de pratiquer le choix démocratique, dans une société où le gain matériel à court terme cesserait d’être le critère de la réussite politique. Il n’y a pas de technologie de l’équilibre qui donne la priorité absolue au recyclage de la matière sous toutes ses formes, à l’utilisation de l’énergie solaire qui n’est pas polluante, à ma minimisation des flux tant de matière que d’énergie. Il n’y a pas de psychologie de l’état de stabilité qui permette à l’homme de trouver une nouvelle image de lui-même et d’autres motivations, dans un système où la production matérielle serait constante et équilibrée en fonction des ressources limitées de la terre.

                Tel serait donc le grand défi pour chacune de nos disciplines traditionnelles : élaborer le projet d’une société qui trouve ses ressorts matériels et son attrait dans l’état d’équilibre. La tâche serait lourde de difficultés techniques et conceptuelles : les solutions n’en seraient que plus satisfaisantes pour l’esprit, et d’un immense avantage pour la société ».

 - L’avènement de l’écosociété s’est déroulé en trois grandes étapes, fondée chacune sur un type d’économie correspondant à un environnement donné : l’économie de survie (société primitive), l’économie de croissance (société industrielle), et l’économie d’équilibre (société post-industrielle ou éco-société).

 L’économie d’équilibre (ou économie stationnaire) qui caractérise actuellement l’écosociété, n’implique pas, comme certains le pensaient vers la fin des années 70, une « croissance zéro ». La limitation du choix entre « la croissance à tout prix » et « l’arrêt de la croissance » était probablement due à l’emploi prépondérant d’une logique d’exclusion propre à l’époque et qui éliminait toute nuance ou toute complémentarité. On s’est aperçu que la vraie question n’était pas « croître ou ne pas croître ?» mais plutôt, « comment réorienter l’économie de manière à mieux servir, à la fois, les besoins humains, le maintien de l’évolution du système social et la poursuite d’une véritable coopération avec la nature. »

           - L’économie d’équilibre qui caractérise l’écosociété est donc une économie « régulée », au sens cybernétique du terme. Certains secteurs peuvent passer par des phases de croissance ; d’autres sont maintenus à l’équilibre dynamique ; et d’autres encore à un taux de

 croissance « négative ». Mais « l’équilibre » de l’économie résulte de l’harmonie de l’ensemble. Comme pour la vie, cet état stationnaire est un déséquilibre contrôlé.

            Un modèle de société proposé dans le courant des années 70, se rapprochait de l’écosociété : la société conviviale d’Ivan Illich. Mais ce modèle s’en éloigne aussi dès que l’on considère certains aspects que je décrirai dans un instant. Il faut d’abord rappeler, selon Ivan Illich, ce que signifient les deux notions fondamentales de convivialité et de monopole radical.

            « J’appelle convivialité une société où l’outil moderne est au service de la personne intégrée à la collectivité et non au service d’un corps de spécialistes. Conviviale est la société où l’homme contrôle l’outil. »

                « L’homme qui trouve sa joie et son équilibre dans l’emploi de l’outil convivial, je l’appelle « austère »… L’austérité n’a pas vertu d’isolation ou de clôture sur soi. Pour Aristote, comme pour Saint Thomas d’Aquin, elle est ce qui fonde l’amitié. »

            « Un monopole radical s’établit quand les gens abandonnent leur capacité innée de faire ce qu’ils peuvent pour eux-mêmes et pour les autres, en échange de quelque chose de « mieux » que peut seulement produire pour eux un outil dominant… Cette domination de l’outil assure le consommation obligatoire et dès lors restreint l’autonomie de la personne. C’est là un type particulier de contrôle social renforcé par la consommation obligatoire d’une production de masse que seules les grosses industries peuvent assurer. »

            Mais Illich semble avoir sous-estimé dans son modèle certaines techniques dont le développement ne fut ralenti ni par les crises ni pas les changements de régime : l’explosion des télécommunications, la miniaturisation et la décentralisation de l’informatique, et la maîtrise par l’homme de certains processus naturels, particulièrement en biologie et en écologie. Les télécommunications et la micro-informatique ont ainsi permis la création de réseaux décentralisés « d’intelligence répartie », contrôlée par les utilisateurs eux-mêmes. Ces progrès ont été rendus possibles par une plus étroite association entre le cerveau humain et l’ordinateur ; cette association, fondée sur la reconnaissance de la voix, de l’écriture ou des formes, et sur un dialogue oral a peu à peu transformé l’ordinateur en un véritable assistant intellectuel.

            - La maîtrise et l’imitation de certains processus naturels se sont effectuées au niveau industriel par l’utilisation de micro-organismes et d’enzymes dans la production d’aliments, de médicaments ou de substances chimiques utiles à la société. Et, au niveau écologique, par le contrôle et la régulation de cycles naturels, dans le but d’accroître les rendements agricoles ou pour éliminer plus efficacement les déchets du métabolisme social. Ces techniques de bio-engineering et d’éco-engineering ont ouvert la voie à de nouveaux processus industriels moins polluants, peu consommateurs d’énergie, et plus faciles à contrôler et à décentraliser que les anciens procédés de production de masse.

            - Lénine disait : « Le communisme, c’est les Soviets, plus l’électricité. » Eh bien, l’écosociété, c’est la convivialité, plus les télécommunications !

Car les grandes crises économiques et les percées technologiques ont transformé la société industrielle classique, par suite d’un double mouvement : une décentralisation (ou différenciation) conduisant à la maîtrise et au contrôle des outils modernes ; et une recentration (ou intégration) résultant principalement des progrès  des télécommunications et de la micro-informatique.

Ce double mouvement a permis un accroissement de l’efficacité de la gestion communautaire par la base (et donc la disparition progressive de certains « monopoles radicaux ») et un accroissement de la participation de chacun à tous les niveaux de la vie du système social.

La décentralisation se fonde sur les responsabilités individuelles. Tandis que la participation permet une régulation, (depuis le niveau décentralisé jusqu’à celui des grands régulations macroscopiques), du métabolisme de la société. Cette rééquilibration des pouvoirs s’est évidemment accompagnée de profondes modifications dans les structures politiques, économiques et sociales.

- A la différence des sociétés industrielles de type classique structurées « du haut vers la bas », l’écosociété s’est construite du « bas vers le haut ». A partir de la personne et de sa sphère de responsabilités ; par la mise en place de communautés d’utilisateurs, assurant la gestion décentralisée des principaux organes de la vie de la société. Notamment les moyens de transformation de l’énergie ; les systèmes d’éducation, les moyens électroniques de communication, de participation et de traitement des informations : et, dans certains secteurs industriels, des moyens de production.

L’écosociété admet la coexistence de la propriété privée des moyens de production et de la propriété par l’Etat. Dans le prolongement du régime libéral, elle favorise le don novateur et la capacité d’adaptation de la libre entreprise et la libre concurrence. Mais elle soumet les entreprises au contrôle strict des communautés de consommateurs et d’utilisateurs. Les communautés de la base collaborent avec les responsables de la politique du pays à une planification participative, permettant de choisir les grandes finalités et de fixer les principales échéances.

- La « rétroaction sociale » qui s’exerce à tous les niveaux hiérarchiques de la société, permet le contrôle et la mise en application de cette planification, ainsi que l’adaptation à de nouvelles conditions d’évolution.

Les grandes régulations portent principalement sur la régulation de la consommation en énergie ; la régulation du taux d’investissements ; la régulation du taux de croissance de la population ; et la régulation des principaux cycles correspondant aux fonctions d’approvisionnement, de production, de consommation et de recyclage.

La consommation en énergie est maintenue au niveau où elle se trouvait au début des années 80. Ce n’est pas l’austérité monacale, l’énergie est mieux répartie, mieux économisée, plus efficacement utilisée

- Les nouveaux investissements servent principalement à équilibrer l’obsolescence du parc de machines et de constructions, ou pour ouvrir de nouveaux secteurs correspondant à des besoins sociaux.

- Le taux de naissance et maintenu au taux de renouvellement de la population ; laquelle se maintient à l’état stationnaire.

- On a complètement réorganisé les circuits d’approvisionnement, de production, de consommation, de recyclage. La création de filières de récupération et de systèmes de tri décentralisé a permis de reconnecter les cycles correspondant au métabolisme de l’organisme social avec les cycles naturels de l’écosystème.

- L’écosociété est décentralisée, communautaire, participative. La responsabilité et l’initiative individuelle existent vraiment. L’écosociété repose sur le pluralisme des idées, des styles et des conduites de vie. Conséquence : égalité et justice sociale sont en progrès. Mais aussi, bouleversement des habitudes, des modes de pensée et des mœurs. Les hommes ont inventé une vie différente dans une société en équilibre. Il se sont aperçu que le maintien d’un état d’équilibre était plus délicat que le maintien d’un état de croissance continue.

            Grâce à une nouvelle vision, à une nouvelle logique de la complémentarité, à de nouvelles valeurs, les hommes de l’écosociété ont inventé une doctrine économique, une science politique, une sociologie, une technologie et une psychologie de l’état d’équilibre contrôlé. C’est ce que réclamait Dennis Meadows.

            - Cette autre manière de vivre se traduit dans toutes les activités de la société : et surtout au niveau de l’organisation des villes, du travail, des rapports humains, de la culture, des coutumes et des mœurs. (Importance de l’intégration totale des télécommunications à la vie quotidienne.)

Les villes de l’écosociété ont été profondément réorganisées. Les quartiers les plus anciens sont rendus aux hommes, débarrassés de l’automobile, l’air y est devenu respirable et le silence y est respecté. Les voies piétonnières sont nombreuses. Dans les rues, dans les parcs, les gens prennent leur temps.

            - Les villes nouvelles éclatent en multiples communautés composées de villages interconnectés. C’est une société « rurale », intégrée par un réseau de communication extraordinairement développé. Ce réseau permet d’éviter les déplacements inutiles. Beaucoup de gens travaillent chez eux.

            - Dans les entreprises, de nombreux employés ne sont plus soumis à des horaires de travail rigoureux. L’extension des méthodes d’aménagement du temps de travail  a entraîné une véritable « libération du temps ». L’éclatement des temps individuels et la désynchronisation des activités qui en résulte sont équilibrés par la comptabilisation d’un « temps collectif » qui permet une meilleure répartition des tâches ; au niveau des entreprises et au niveau social. L’aménagement du temps porte aussi sur d’autres périodes de la vie ; les vacances, l’éducation, la formation professionnelle, la carrière, la retraite.

            - L’écosociété catalyse le jaillissement des activités de services. C’est la dématérialisation presque totale de l’économie. Une grande part des activités sociales se fonde sur les services mutuels, les échanges de services. Le brassage des hommes et des idées est facilité par les réseaux de consommation ; l’effort intellectuel par l’informatique décentralisée.

            - Les sociétés industrielles, jadis, n’avaient pas été capables de supporter l’accroissement exorbitant des coûts de l’éducation et de la santé et la qualité de ces services s’étaient dégradée. L’écosociété est repartie des nœuds du réseau humain. L’enseignement mutuel et l’assistance médicale mutuelle sont réalisés à grande échelle. Mais, alors que la maîtrise de la mégamachine secrétée par les sociétés industrielles, exigeait une sur-éducation, l’enseignement de l’écosociété est considérablement réduit. Il est à la fois globale, plus pratique et plus intégré à la vie. Par ailleurs, on consomme moins de médicaments, on fait moins appel aux médecins ou l’on ne se rend à l’hôpital que dans des cas extrêmes. La vie est plus saine. Les méthodes de prévention des maladies plus efficaces ; et l’on cherche plus à stimuler les défenses naturelles de l’organisme qu’à agir de « l’extérieur » à coup de substances chimiques.

            - Le pétrole  et les énergies sont toujours largement utilisés dans l’écosociété, mais la stabilisation de la consommation d’énergie à un niveau permettant une répartition équitable des ressources, à entraîné de profondes modifications. Des programmes de mise en route de nouvelles centrales nucléaires ont été abandonnés. La décentralisation des moyens de transformation de l’énergie a conduit à l’exploitation de nouvelles sources. Mais ce sont toujours les économies d’énergie et la lutte généralisée contre le gaspillage qui ont permis de stabiliser la consommation en énergie. On a appris à utiliser l’énergie propre des systèmes sociaux ; énergie qui n’était jadis libérée qu’en périodes de crise, de révolution ou de guerres.

            - La motivation qui conduit à l’action reposait jadis sur l’intérêt, (argent, honneurs), la contrainte (réglementation, peur de l’amende) ; ou, parfois sur la compréhension de l’utilité de son geste et le sens de la responsabilité sociale. La « transparence » de l’écosociété, une meilleure information, une participation plus efficace, ont conduit peu à peu à faire jouer les deux dernières motivations, sans lesquelles il n’y a pas de réelle cohésion sociale.

            - Dans l’industrie et dans le secteur agricole, on a remplacé des procédés consommateurs d’énergie par des technologies plus douces et par des processus naturels. Dans certaines industries de transformation, comme la pétrochimie, on a abandonné plusieurs activités trop coûteuses en énergie. Le recyclage des calories et des matières premières est évidemment pratiqué à une très grande échelle. Les produits manufacturés sont plus robustes, plus faciles à réparer. Ce qui revitalise toutes sortes d’activités d’entretien et de réparation. L’artisanat renaît vigoureusement. Les objets sont déstandardisés, personnalisés.

            - La révolution bio-technologique a radicalement modifié les méthodes de l’agriculture et de l’industrie alimentaire. De nouvelles espèces bactériennes sont devenues les grandes alliées de l’homme dans des activités de production et de recyclage. Des enzymes artificiels permettent de fabriquer engrais et aliments. Mais l’on connaît des restrictions en raison du gaspillage inconsidéré de la société industrielle.

            - L’écosociété c’est aussi l’explosion du qualitatif et de la sensibilité. L’exploration et la conquête de l’espace intérieur. Moins préoccupés par la croissance, produisant et consommant moins, les gens ont retrouvé le temps de s’occuper d’eux-mêmes et des autres. Les rapports humains sont riches, moins compétitifs. On respecte les choix et les libertés d’autrui. Chacun est libre de poursuivre la recherche du plaisir sous toutes ses formes : sexuel, esthétique, intellectif, sportif… La création individuelle et l’accomplissement personnel reviennent souvent dans les conversations. On admire le caractère unique et irremplaçable d’une œuvre artistique, d’une découverte scientifique ou d’un exploit sportif.

            - Les progrès scientifiques sont marqués par le prodigieux essor de la biologie. Mais, d’une manière plus aiguë que jamais, se posent les problèmes des rapports entre la science et la politique, la science et la religion, la science et la morale. Une « bio-éthique » renforce la nouvelle morale de l’écosociété. Elle se fonde sur le respect de la personne humaine ; oriente et guide les choix. Car les hommes de l’écosociété  disposent de redoutables pouvoirs : manipulations hormonales et électroniques du cerveau, manipulations génétiques, synthèse des gènes, action chimique sur l’embryon, implantation d’embryon in vitro, choix des sexes, ou action sur les processus de vieillissement.

            - Les relations entre les hommes et la mort ont évolué. La mort est acceptée, réintégrée à la vie. Les personnes âgées participent à la vie sociale ; elles sont l’objet du respect et de la considération.

            - Un sentiment religieux (une religion émergente, et non pas seulement révélée) irrigue toutes les activités et l’écosociété. Il sous-tend et valorise l’action. Il confère l’espoir que quelque chose peut être sauvé. Parce qu’il existe en chacun un pouvoir unique de création ; et parce que l’issue est dans la création collective.

Voilà, c’est un scénario parmi d’autres. Dans un monde parmi d’autres. Il contient une grande part de rêve ? J’en conviens. Mais il est important de rêver. Et pourquoi ne prendrait-on pas ses rêves pour des réalités ?... Juste le temps de construire un monde.

 

Joël de Rosnay, Paris, décembre 1974.

* 8 A.C. : « après la crise », c’est-à-dire après la grande crise mondiale des économies.

 

 

15 novembre 2009 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La version anglaise de la révolte du pronétariat / The english version of the "Pronetarian Revolution"

La version anglaise de la révolte du pronétariat est enfin disponible en anglais , grâce à Alex Papanastassiou http://alexpapa.blogs.com/about.html

The english version of the "Pronetarian Revolution" is now available in english, thanks to Alex Papanastassiou http://alexpapa.blogs.com/about.html

20 octobre 2009 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Vidéos sur l’exposition France 2025, l’Internet du futur et l’innovation

Une série de Podcasts récents de 3 à 12 minutes réalisés à la Cité des Sciences par Imarginal (Natacha Quester-Séméon) et par Muriel Garrigues

 

France 2025 l’exposition à la Cité des Sciences

 

Internet, écosystème informationnel: l’environnement « cliquable »

(Interview de Richard Collin)

 

Innovation : le Blog InnovaNews de la Cité des Sciences

23 mars 2009 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Conférence sur l'Internet du futur

"Civilisation du numérique et intelligence connective". Conférence prononcée dans le cadre du World Knowledge Dialog à Crans Montana en Suisse, le 11 septembre 2008. Thèmes : Le futur du Web. De la société de l'information à la société de la recommandation. La "sagesse des foules". Vers une "conscience collective" ? Le "cinquième paradigme".

14 septembre 2008 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La Cité des Sciences annonce 4 nouvelles conférences de Joël de Rosnay pour le printemps 2008

En 2030, vivrons-nous en réseau ?

Du 14 mai au 11 juin 2008, le mercredi à 18h30 (Sauf le 4 juin)

Ces conférences sonr maintenant terminées

Pour visualiser toutes les conférences en vidéo avec les diapos et le débat, cliquez sur ce lien (Conférences de la Cité des Sciences)

Entre la science fiction, les illusions des gadgets technologiques et la réalité pratique de la vie quotidienne, comment vivrons nous réellement la société du numérique en 2030 ? Quel sera le nouveau rôle d'Internet, que deviendront la maison, l'automobile, les transports, la télévision, ou les voyages ? Quels avantages et quels dangers, quelles promesses et quels défis annoncent les nouvelles technologies de la communication, de la biologie ou du développement durable ?
Cette série de conférences propose de jeter un regard clair et lucide sur les enjeux du futur dans nos vies personnelles et professionnelles selon l'approche qui fait le succès des expositions de la Cité des Sciences et de l'Industrie : le plaisir de comprendre et la mise en débat des grands thèmes reliant science, techniques et société.

MERCREDI 14 MAI 2008, 18H30, à l'auditorium

L'Internet de 2030 : allié, Big Brother ?

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MERCREDI 21 MAI 2008, 18H30, à l'auditorium

Les artisans et bricoleurs du numérique

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MERCREDI 28 MAI 2008, 18H30, à l'auditorium

La civilisation du numérique : contrôle et responsabilisation

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MERCREDI 11 JUIN 2008, 18H30, à l'auditorium

Nouvelles technologies, voyage et tourisme

3 mars 2008 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La « Révolte du pronétariat » est en ligne gratuitement depuis le 27 juin 2006

Six mois environ après sa publication, le livre « la révolte du pronétariat, des mass media aux media des masses » vient d’être mis en ligne sous licence « Creative Commons » avec l’autorisation de l’éditeur Fayard, constituant ainsi une première dans l’édition française, voire internationale, car le livre est en 4  versions html, pdf, audio - lu par Readspeaker, et Itunes pour Ipod. D'autres livres ont déjà été publié sous licence Creative Commons(1) dont certains en audio, tel le livre de Florian Latrive.

La Révolte du pronétariat qui connaît un grand succès dans des milieux très divers (politiques, industriels, médiatiques, étudiants…) applique ce qu’il préconise : la mise à disposition gratuite au plus grand nombre d’un ouvrage de référence sur la révolution du Web et la prise de pouvoir des pronétaires dans de nombreux domaines culturels, économiques, médiatiques, politiques ou scientifiques.

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28 décembre 2006 | Permalink | Commentaires (14) | TrackBack (3)

Un quotidien sous influence

Par Jean-Luc Ferré (Les clés de l'actualité)
Une nouvelle dimension s'ouvre à l'un des plus vieux périphériques informatiques que nous connaissons : l'imprimante. L'imprimante en trois dimensions est en effet arrivée. Joël de Rosnay et Carlo Revelli, auteurs du livre La Révolte du pronétariat, détaillent son fonctionnement : "Une plate-forme mouvante descend dans un bain de plastique liquide, qui est polymérisé par couches successives sous l'effet d'un laser. On voit ainsi l'objet (un jouet, un crâne pour l'enseignement de l'anatomie, etc.) prendre forme sous les yeux de l'utilisateur". La moins chère de ces imprimantes coûte aujourd'hui 14 000 dollars. Mais on imagine toutes les productions possibles si l'outil se met un jour à la portée des portefeuilles du grand public.[...]

30 novembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Peut-on rester connecté ?

Le Figaro Magazine

Joël de Rosnay a publié La Révolte du pronétariat, des mass media aux media des masses, chez Fayard, en janvier de cette année. Ce livre, téléchargeable gratuitement sur www.pronetariat.com (il existe une version en MPS) analyse la nouvelle démocratie instaurée par l'utilisation des nouveaux medias de masse (internet, blogs, SMS, chats.)

Le Figaro Magazine - Existe-t-il un risque d'addiction aux technologies de communication (Internet, mobile, messageries...) ?
Joel de Rosnay - Oui bien sûr. C'est même une question très étudiée par des psychologues et des psychiatres dans le monde. En Chine, il existe des cliniques spécialisées dans le traitement des "cyberaddicts" et le gouvernement prend des mesures pour protéger les jeunes.[...]

18 novembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Joël de Rosnay : des mass media aux medias des masses ou la Longue Traîne

Le courrier du meuble et de l'habitat

L'Internet va bouleverser le commerce en effet, les consommateurs devenus des "consommacteurs" peuvent désormais produire des services, des contenus, les échanger et parfois les vendre.

Des environnements intelligents

Internet n'est plus seulement un media, c'est un environnement dans lequel nous vivons et, de plus en plus en raison de la convergence numérique. Auparavant les supports papier photo, magnétophone n'étaient pas compatibles, désormais tout est transformé en O et 1 et tout devient alors compatible.
Internet n'est pas une nouvelle technologie de l'information et de la communication, mais une technologie de la relation. Il y a aujourd'hui, près d'un milliard de personnes connectées à la Toile et la croissance est rapide, surtout dans les pays asiatiques et en Amérique du Sud.[...]

10 novembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Grande première : un ouvrage intégralement mis en ligne avec l'autorisation de Fayard

Six mois apres sa publication, La révolte du pronetariat, des mass media aux media des masses,
ouvrage de Joel de Rosnay en collaboration avec Carlo Revelli, a été mis en ligne sur www.prone- pronetariat.com, avec l'autorisation de l'éditeur Fayard, constituant ainsi une première dans l'édition française, voire internationale. Ce livre applique ce qu'il préconise la mise à disposition gratuite au
plus grand nombre d'un ouvrage de référence sur la révolution du web. L'ouvrage est accessible
sous différents formats : lecture chapitre par chapitre au format HTML ; téléchargement en intégralité au format PDF ; écoute audio en temps reel, téléchargement audio au format MP3 zippé.

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18 octobre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Pronétaires de tous les pays, unissez-vous !

Par Pierre-Antoine Merlin (DSI).

En matière d'appropriation du savoir, internet change tout. C'est la thèse d'un livre agaçant, parfois, limpide et didactique, toujours.

Depuis trente ans, Joël de Rosnay s'est fait une spécialité de décrypter et d'analyser les mouvements de mode économiques, scientifiques et sociétaux. Son dernier opus, justement intitulé La révolte du pronétariat, n'échappe pas à cette règle. On y trouve des aperçus fulgurants qui enchanteront les uns, et des raccourcis saisissants qui agaceront les autres. D'autant que l'auteur n'oublie jamais de se citer, de crainte, sans doute, que son influence ne soit minorée par ses contemporains.

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15 septembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Bloc-notes

MCD (musiques & cultures digitales)

Comment faire la pari des choses être a la fois critique et optimiste par rapport à "la révolution numérique " qui remet fondamentalement en cause la plupart des principes de création d'information et d'échange...? Tout simplement en regardant cette évolution technologique d'un oeil neuf sans chercher à calquer des modes opératoires et explicatifs datant du siècle dernier, voire plus... C'est en partie I'optique adoptée par JOEL DE ROSNAY qui rappelle, par exemple à propos de la polémique sur les droits d'auteurs que cette législation a été forgée en 1777, à l'époque où la propriété se manifestait par un enclos autour d'un terrain. Le numérique obligeant bien évidemment de repenser ces notions sur d'autres modalités. Prenant la mesure des nouvelles attitudes des internautes qui deviennent de plus en plus des acteurs, si ce n'est des prescripteurs (blogs, etc.) et non plus des consommateurs passifs formant ainsi une démocratie digitale - Joël de Rosnay a écrit La Révolte du Pronetariat. Publié chez Fayard au début de I'année, ce livre est désormais disponible en intégralité et gratuitement sur le Net au format pdf et en audio www.pronetariat com.

1 septembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

La nouvelle nouvelle économie

Par Nicolas Santolaria (Technikart).

[...]Le scientifique Joel de Rosnay, qui a récemment théorisé dans un livre, la Révolte du pronétariat (Fayard), ce basculement paradigmatique des « mass médias aux medias des masses », a pourtant sa petite idée. « La nouvelle économie va naître a partir de flux massifs sur des sites gratuits depuis lesquels il sera possible de vendre des services personnalisés a très bas prix. Les consommateurs satisfaits en parleront. D'où mon équation : flux + buzz = bizz. »[...]

1 septembre 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interview de Joël de Rosnay

Par Magnol (Sud Ouest)

[...]Ce qui m’a également frappé dans mon univers professionnel, c’est le succès du journal en ligne Agoravox que j’ai lancé, en juin 2005, avec Carlo Revelli. Mis gratuitement à la disposition des internautes, il attire chaque mois 550 000 lecteurs ! L’étonnant phénomène des blogs décrit dans mon livre « La Révolte du pronetanat » montre qu’aujourd’hui l’édition doit s’appuyer sur les blogs des auteurs.[...]

26 août 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

¡Pronetarios del mundo, uníos!

Par Espectadores.

En honor a la verdad, soy bastante escéptica en cuanto al cambio “radical” que supone el surgimiento de blogs y wikipedias alternativos a los mass-medias. Aún cuando reconozco el boom cultural provocado por este fenómeno, aún cuando disfruto de mis pequeñas bitácoras, tengo mis reparos apenas escucho hablar sobre las bondades de un sistema que aparentemente admite la publicación libre -y en muchos casos gratuita- de escritos, fotos, videos.

En otras palabras, sigo pensando que “La Información” (así, con mayúsculas) es un bien escaso, propiedad de poderosos y privilegiados, y que en cambio gran parte de lo que circula en los canales on y offline equivale a transcripción, distorsión, saturación, vorágine, rumor, ruido y -vaya paradoja- desinformación. O lo que es peor: deformación.

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25 août 2006 dans Revue de blogs | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Internet invente la télé libre

Par Jonathan Bouchet-Pertersen et Eric Mandel (Le Journal du Dimanche).

[...]L'internaute n'est plus un consommateur passif, il peut aussi se faire réalisateur, auteur ou journaliste. Un " consommacteur " selon la formule de Joel de Rosnay. Cet ancien professeur du Massachussets Institute of Technology, est l'auteur du livre La révotle du pronetariat "Les prolétaires décrits par Karl Marx n'étaient pas propriétaires de leur outil de production, tandis que les pronetaires s'approprient, eux, les outils d'information numérique (video et photo) traditionnellement
détenus par les seuls medias traditionnels, explique t-il. Internet retrouve en fait sa vocation originelle être un outil de connexion des gens avec les gens, une technologie de la relation".[...]

6 août 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Fayard suit la ligne du pronétariat

Par Alexandre Débouté (Stratégies).

C'est une première pour, un grand éditeur français, en l'occurrence Fayard, qui vient d'autoriser la mise en ligne de l'intégralité du dernier livre de Joel de Rosnay, La Révolte du pronétariat, des mass media aux média des masses (paru en début d'année). Une application à la lettre de ce que promeut ce passionné des nouvelles technologies. Sous licence «Creative Commons», les liens inclus dans les notes renvoient directement sur les sites, et la diffusion est possible chapitre par chapitre, en format texte ou audio.

13 juillet 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack (0)

La révolte Internet

Par Olivia Gesbert.

Interview de Joël de Rosnay

7 juillet 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Joël de Rosnay met son livre à disposition des internautes

Par VT (Livres Hebdo).

La révolte du pronétariat est désormais téléchargeable gratuitement sur le site de l’auteur.

Dans l’introduction de son livre, Joël de Rosnay écrit : « Dans la société de l’information, l’économie d’échelle ne s’applique plus selon les mêmes normes. La reproduction de contenus numériques se fait à un coût marginal et la diffusion peut être mondiale et instantanée. » Depuis le 27 juin, La révolte du proténariat, des mass media aux media des masses (Fayard), paru en janvier 2006, est disponible gratuitement sur Internet (http://www.pronetariat.com/). Il s’agit d’une première dans le monde de l’édition. La démarche ne fait que mettre en application ce que l’essai préconise : « La création collaborative, ou intercréative, fait appel à des réseaux d’intelligence collective et non plus à des organisations humaines pyramidales. On voit donc apparaître une nouvelle forme de lutte des classes entre ceux qui détiennent les moyens de production et de diffusion des informations et ceux qui, jusqu’alors considérés comme spectateurs, lecteurs ou usagers passifs, prennent une part croissante aux processus planétaires de création et de distribution d’informations. »

Les liens renvoient aux sites internet correspondants aux notes de références ou à la bibliographie. Techniquement l’internaute dispose de quatre moyens : le html classique par chapitres, le PDF (pour l’intégralité), l’audio en temps réel et le téléchargement audio. Une version wiki est annoncée. Sans oublier le blog complémentaire.

6 juillet 2006 dans Revue de presse | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack (0)